J’ouvre une porte sur mon intimité en te partageant un bout de mon parcours.
Longtemps, j’ai cherché à me faire petite et à me fondre dans le décor. Aujourd’hui, j’apprends à assumer mes choix et à me dévoiler. J’ai à cœur d’offrir un écho à d’autres femmes et les inviter à s’incarner pleinement, sans crainte et sans filtre.

Je me souviens d’une thérapeute en réflexologie qui m’avait dit à l’issue de notre séance : “Vous voulez uniquement être médecin pour vos parents.” Qu’est-ce que cette petite remarque avait pu m’énerver! Mes parents ne m’avaient jamais poussée à faire de longues études et j’avais une absolue certitude quant à mes motivations à étudier la médecine. J’en avais donc logiquement conclu que cette thérapeute était tout simplement nulle. Si par le plus grand des hasards, elle se retrouve sur ce site, je m’en excuse. Mais à l’époque, je mis de côté cette remarque et me suis inscrite en médecine. Il faut croire que mes motivations n’étaient pas si bonnes; j’y suis restée à peine le temps d’un semestre : mon premier “échec”… ou plutôt, la première expérience qui m’a forcée à me poser pour réfléchir à mon avenir.
L’idée de me former à différentes thérapies à pris naissance dans ce premier échec.

Mais l’idée était trop folle. J’ai préféré rester sur le chemin académique et ai donc entrepris une formation de logopédiste, ce qui répondait à mon désir d’aider mon prochain. L’accès au Master en logopédie est limité par un concours. Arrivée en 3ème année de Bachelor, il m’a donc fallu me préparer à l’idée d’un éventuel nouvel “échec” et prévoir un plan de secours. À nouveau, je me suis mise à effleurer l’idée de rejoindre une école en thérapie complémentaire. J’avais déjà fait un premier pas dans ce sens en obtenant le 1er niveau de Reiki et en investissant dans une table de massage.
Mais cette idée me semblait toujours aussi peu raisonnable.
Qu’allait-on dire si j’abandonnais mes études universitaires ? Je n’ai jamais eu à répondre à cette question et j’ai pu poursuivre ma formation de logopédiste. J’ai pratiqué pendant 5 années.
En parallèle, j’ai continué mon chemin du guérison. J’ai d’abord entrepris un travail conventionnel avec une psychothérapeute, avant d’opter pour des soins énergétiques auprès d’une chamane. J’ai effectué un long parcours auprès de cette dernière dont un stage de guérisseur chamanique d’une semaine suivi de 8 week-ends. Chaque soin que je pratiquais m’épanouissait. Je me sentais à ma juste place, alignée.
Si mon cœur était convaincu, ma tête restait raisonnable.
Ces années d’études devaient être rentabilisées. Je pourrais peut-être un jour, dans le futur, pratiquer des soins en parallèle de la logopédie… qui sait…

La maternité m’a bouleversée, ébranlant tout ce que je pensais savoir.
Ma première fille est arrivée, un petit vent qui a ébranlé mes croyances. J’ai décidé de développer ce qu’elle me faisait découvrir en suivant une formation de monitrice de portage auprès de l’Ecole Suisse de Portage et Périnatalité.
Est arrivée ma deuxième fille, une tempête qui a tout retourné.
J’ai connu avec elle un enfantement magique que je souhaite à chaque femme porteuse de vie, un enfantement puissant, bouleversant, qui m’a permis d’entrevoir tout le potentiel de mon corps de femme, un enfantement qui m’a amenée à prendre une décision terriblement effrayante : mettre entre parenthèse mon rôle de logopédiste pour me consacrer pleinement à mon désir d’accompagner les autres sur leur chemin de guérison. Maintenant, c’est la logopédie, ce métier bien raisonnable, qui est devenu mon “qui sait, un jour peut-être…” et j’accorde toute mon énergie à mon rôle de maman et à la Kinésiologie, l’approche thérapeutique qui m’a semblé la plus juste pour ma pratique.
Je suis maintenant diplômée du Human & Health Center à St-Maurice et détentrice d’un Certificat Fédéral de Thérapeute Complémentaire en Kinésiologie.
En parallèle, je continue à me remettre en question et travailler sur moi grâce à différentes thérapies.
Aujourd’hui, je suis convaincue que lorsqu’un.e thérapeute dit quelque chose qui me gêne, c’est qu’il.elle a raison et je souris au souvenir de cette thérapeute en réflexologie qui m’avait tant énervée.
« Pour vivre une vie nouvelle, il faut accepter de traverser la peur d’abandonner l’ancienne. »
— Paulo Coelho Le pélerin de Compostelle
